iRIS
Blog

Apprenez la grammaire avec des films, pas avec des tableaux

La grammaire devient utilisable lorsque vous étudiez pourquoi un personnage a choisi une forme dans une vraie scène, puis représentez sa chronologie et la réutilisez.

Publié 5 min de lecture

Pour apprendre la grammaire avec un film, arrêtez-vous sur une vraie phrase, demandez-vous pourquoi le personnage a choisi cette forme à cet instant, puis faites le même choix dans une situation proche de votre propre vie. Un tableau peut montrer comment une forme se construit. Une scène montre quand elle devient utile, qui peut la dire à qui et ce qu'elle produit dans la conversation.

Une phrase contient des choix qu'un tableau supprime

Un tableau de conjugaison doit retirer le contexte pour rendre le modèle facile à voir. C'est utile pour vérifier les terminaisons, mais cela supprime aussi la raison de choisir une forme plutôt qu'une autre. Comparez I finished the report last night et I've finished the report. La question utile ne porte pas seulement sur la formation de chaque verbe. Demandez-vous quel moment est nommé, si le résultat compte maintenant et ce que l'interlocuteur attend d'entendre.

Un film vous apporte ces conditions manquantes. Vous voyez si la réplique répond à une accusation, rassure quelqu'un, modifie un projet ou crée une distance. Vous entendez si le personnage hésite et voyez comment l'autre personne réagit. La grammaire reste un système de formes, mais la scène révèle la fonction sociale et pratique remplie par la forme choisie.

Lorsque iRIS analyse la phrase exacte affichée à l'écran, son outil de grammaire utilise les sous-titres de tout le film comme contexte. C'est important, car la phrase précédente peut établir le moment pertinent et une réplique ultérieure peut révéler à quoi renvoie une réponse courte. Commencez par l'explication de l'outil, puis revenez à l'échange qui entoure la phrase et vérifiez ce choix dans la scène elle-même.

Demandez-vous à quel moment le personnage avait besoin de cette forme

Ne commencez pas par recopier toutes les règles associées à une réplique. Partez de la décision que le personnage devait prendre. S'il dit I was waiting when you called, repérez la situation en cours et l'événement qui l'a interrompue ou située dans le temps. Si quelqu'un dit You could have told me, remarquez que la possibilité manquée compte davantage que le sens donné par le dictionnaire à could et tell.

  • Que s'est-il passé juste avant la réplique et qu'est-ce qui change après elle ?
  • Où se situe l'événement dans le temps par rapport au présent et à tout autre événement ?
  • Qu'est-ce que le personnage suppose déjà connu de son interlocuteur ?
  • Une forme plus directe ou moins directe modifierait-elle la relation à cet instant ?

Répondez avec des mots courants avant d'utiliser des termes grammaticaux. The waiting was already in progress est d'abord plus utile qu'une définition recopiée. Ajoutez le terme grammatical lorsque vous savez montrer l'événement et expliquer la raison du personnage.

Un temps verbal devient plus clair lorsque vous le placez dans le temps

Un temps verbal indique où se situe un événement par rapport au présent du personnage et parfois par rapport à un autre événement. Dessinez ces positions. Pour When I arrived, she had left, placez l'arrivée dans le passé, le départ avant celle-ci, puis le présent plus à droite. La phrase devient une relation visible plutôt qu'une formule à répéter sans cesse.

L'outil de grammaire d'iRIS dessine un schéma chronologique pour les temps verbaux de la phrase analysée. Utilisez-le activement. Cachez les étiquettes et expliquez vous-même l'ordre des événements. Modifiez ensuite un élément de la réplique et redessinez le schéma : When I arrived, she was leaving place les événements dans une autre relation. Si votre dessin ne change pas, vous avez trouvé la partie à réexaminer.

Gardez un schéma simple. Vous avez généralement besoin du présent, de l'événement principal et d'un point de référence. Il ne sert pas à décorer vos notes. Il vous oblige à déterminer ce qui s'est produit d'abord, ce qui s'est poursuivi et ce qui reste pertinent au moment de parler.

Les données sont plus solides pour les mots que pour la grammaire

Soyons précis sur cette affirmation. La méta-analyse de Sutton et Wi publiée dans Studies in Second Language Acquisition, The Effects of Audiovisual Input on Second Language Learning, constate un effet positif important des sous-titres dans la langue étudiée sur l'apprentissage du vocabulaire. Les données en faveur de l'apprentissage du vocabulaire par l'exposition audiovisuelle sont donc plus solides que celles dont nous disposons actuellement pour la méthode grammaticale défendue ici. Apprendre la grammaire avec des scènes est une pratique raisonnée : les scènes préservent la chronologie, l'intention et la relation. Il ne faut pas présenter cette pratique comme un résultat démontré par ces recherches sur le vocabulaire.

Les sous-titres doivent aussi correspondre à votre niveau. Bairstow et Lavaur ont constaté que, lorsque les personnes ne maîtrisent pas encore la langue de la piste audio, des sous-titres les aident à comprendre à la fois les dialogues et le film. Lorsqu'elles maîtrisent déjà cette langue, le texte supplémentaire mobilise leur attention et réduit leur compréhension. Utilisez des sous-titres lorsqu'ils vous permettent d'examiner une phrase qui vous échapperait autrement. Masquez-les lorsque vous arrivez à suivre la réplique et devez prêter attention à la voix, au rythme et à la réaction. Le guide sur les moments où les sous-titres aident et ceux où ils gênent vous propose une méthode plus complète pour décider.

Une seule phrase suffit pour un cycle d'entraînement complet

Choisissez une réplique qui a eu un effet sur la scène. Regardez l'échange, décrivez ce que fait le personnage, examinez la grammaire et dessinez la chronologie si un temps verbal intervient. Prononcez ensuite la réplique originale à voix haute avec l'intention du personnage. Changez un fait tout en conservant la même fonction de communication. Un avertissement pour ce soir peut devenir un avertissement pour demain. Des excuses adressées à un ami peuvent devenir des excuses adressées à un collègue.

Revenez à la réplique le lendemain sans ouvrir vos notes. Reconstituez d'abord la situation, puis les mots. Si vous vous souvenez de la règle, mais n'arrivez pas à choisir la forme, il vous faut un autre exemple remplissant la même fonction. Si vous connaissez la forme sur le papier, mais qu'elle disparaît dans la conversation, poursuivez avec l'article sur les raisons pour lesquelles la connaissance de la grammaire ne devient pas automatiquement de la parole. Le but reste modeste et pratique : rendre un choix grammatical plus facile à remarquer et à retrouver la prochaine fois qu'une situation similaire se présentera.

À lire aussi